Pourquoi les Echecs ?

Pourquoi les échecs ?......... extrait du site http://www.apprendre-les-echecs.com/

Dix bonnes raisons d’enseigner les échecs à votre enfant

1.      jouer aux échecs développe les capacités de mémorisation, de concentration, de calcul, d’anticipation

2.      en jouant aux échecs, on apprend à analyser et à résoudre des problèmes par soi-même

3.      dans un monde où tout va très (trop ?) vite, jouer aux échecs enseigne à faire des choix basés sur la réflexion plutôt que sur l’instinct

4.      pour les plus jeunes, jouer aux échecs leur apprend la numération (si je te prends une Tour qui vaut 5 et que tu me prends un Fou qui vaut 3, qui a gagné le plus ?), à se repérer dans le plan (repérage des cases) et dans l’espace (passer d’un échiquier mural vertical à un échiquier horizontal)

5.      enseigner les échecs permet aussi l’enseignement de la lecture de l’heure et gestion du temps par l’utilisation des pendules

6.      jouer aux échecs développe la combativité mais aussi l’humilité et l’acceptation de la défaite

7.      jouer aux échecs enseigne le respect des règles (non seulement les règles du jeu mais les règles propres aux compétitions: arriver à l’heure, éteindre son téléphone…), la politesse (jouer en silence, serrer la main de son adversaire), le respect de l’autre (l’autre n’est pas plus mauvais que moi)

8.      le jeu d’échecs permet également d’aborder des notions d’histoire et de géographie (origine du jeu, d’où viennent les champions actuels…)

9.      jouer une partie d’une heure ou deux oblige à se calmer et à se concentrer pendant tout ce temps

10.  enfin, aller passer une journée avec papa ou maman dans un tournoi, ou y jouer avec eux à la maison, c’est super-chouette !



POUR EN SAVOIR PLUS : cliquez sur ce lien : Le jeu d’échecs, un vecteur de réussite des élèves  (mémoire de Boris Raguet)

Dans le cadre du plan sciences et technologies à l’école lancé en 2011, le recours aux jeux traditionnels et notamment au jeu d’échecs est recommandé.

En effet, sur le plan cognitif, le jeu d’échecs favorise l’apprentissage et le développement de la logique, de la mémoire, de l’esprit d’analyse et de synthèse, et, au final, la capacité à résoudre un problème.



A l'école, la réussite par les échecs

A l'école, la réussite par les échecs 

Par Amandine Hirou, publié le 09/12/2017 à 08:00

 

Getty Images/Blend Images

De plus en plus d'écoles ont recours au "roi des jeux", parfois dès la maternelle. Le milieu de la recherche se penche aussi sur ses vertus. Enquête.

Qui fut le premier pousseur de bois? Mystère. Tout juste connaît-on son origine. Les plus anciennes pièces furent retrouvées par des archéologues sur les terres de l'ancienne Perse et datent du VIIe siècle. Une chose est certaine: la fascination que suscite ce jeu intemporel ne faiblit pas. Au contraire! Il ne s'est même jamais aussi bien porté qu'aujourd'hui. Au pays de Rousseau et de Diderot -tous deux fervents pratiquants-, il a retrouvé une nouvelle jeunesse. La preuve par les chiffres: sur les 60000 membres que compte la Fédération française des échecs (FFE), 40000 ont moins de 20 ans. 

Un langage universel

En avril dernier, le championnat de France des jeunes accueillait 1449 joueurs. Un record... bientôt à nouveau battu, puisque, pour la prochaine édition, qui aura lieu à Agen en 2018, les organisateurs tablent sur 1600 à 1800 participants. Les raisons de ce "baby-boom"?  

"C'est évidemment Internet qui a révolutionné la pratique et ouvert de nouveaux horizons! résume Bachar Kouatly, président de la FFE. Plus besoin de pousser la porte d'un club, il suffit d'allumer son ordinateur pour se confronter à des milliers d'autres joueurs." Peu importe que ces derniers habitent de l'autre côté de la planète, les règles sont les mêmes partout et le langage des joueurs d'échecs est universel. 

"Le cerveau ressemble à une page blanche"

Le chef de file de cette nouvelle génération qui aime taquiner l'échiquier en ligne se nomme Maxime Vachier-Lagrave. A 27 ans, le numéro 1 français (et quatrième mondial) a déjà une longue carrière derrière lui. Dès l'âge de 5 ans, il se familiarise avec son premier jeu électronique, offert par son père. Puis il enchaîne les titres de champion de France junior, devient grand maître international à 14 ans et champion du monde junior deux ans plus tard.  

A longueur d'interviews, le lauréat aux allures d'étudiant en école d'ingénieurs martèle que son plus bel atout est sa jeunesse et surtout son cerveau, au top de ses facultés. Ce que les chercheurs en neurosciences ne peuvent qu'approuver: plus le cerveau est sollicité tôt en termes d'apprentissage, plus les connaissances sont facilement et durablement assimilées. Les échecs ne dérogent pas à la règle. "Le cerveau, à la naissance, ressemble à une page blanche", résume Francis Brunelle, professeur de radiologie pédiatrique à l'hôpital Necker, qui s'est penché sur l'apport cognitif du jeu."Les circuits cérébraux s'organisent et se modifient structurellement en fonction des pratiques de l'enfant. Les échecs sont, en ce sens, très intéressants et constructifs", poursuit le spécialiste. 

"Développer des raisonnements mathématiques et stratégiques"

Le monde de l'éducation l'a bien compris. De plus en plus d'écoles proposent une initiation aux échecs dans le cadre d'ateliers périscolaires. Les enseignants s'en servent également comme support pédagogique dans différentes disciplines comme, bien sûr, les mathématiques, mais aussi parfois l'histoire, le français, les arts plastiques ou l'éducation physique et sportive.  

Le ministre Jean-Michel Blanquer, bien avant son arrivée Rue de Grenelle, a beaucoup oeuvré pour l'introduction des échecs -l'une de ses passions- dans les salles de classe. En 2012, en tant que directeur général de l'enseignement scolaire (DGESCO), il signe une circulaire encourageant cette discipline. "Les échecs conduisent à développer des raisonnements mathématiques et stratégiques, mais aussi des capacités de recul, d'analyse et d'abstraction, qui seront utiles à l'élève tout au long la scolarité", écrit-il dans son livre L'Ecole de la vie (Odile Jacob, 2014). 

"La notion de collectivité et d'échange"

Longtemps perçu comme élitiste, celui que l'on surnomme "le jeu des rois et le roi des jeux" avance ses pions jusque dans les quartiers populaires. Depuis huit ans, la fondation L'Echiquier de la réussite organise et finance des projets destinés à le faire découvrir aux élèves des établissements classés en réseau d'éducation prioritaire (REP) ou situés en zone rurale. Au total, plus de 30000 jeunes issus d'une centaine d'établissements en auraient bénéficié. "A travers ses règles, basées sur le respect d'un temps donné, sur la notion de collectivité et d'échange, il participe à l'apprentissage de la citoyenneté", avance Agathe Saint-Jean, directrice associée d'A2 Consulting, qui pilote la fondation. 

Patrick Loubatière, professeur de français au collège-lycée Joffre, à Montpellier, fait partie de ces enseignants précurseurs. Voilà vingt et un ans qu'il initie les élèves aux pouvoirs si particuliers du roi, de la dame, du fou ou du cavalier. "Le recul et l'expérience que l'on a aujourd'hui démontrent que les échecs augmentent les capacités de concentration, de réflexion, d'anticipation ou de synthèse. Mais ses atouts vont bien au-delà encore", explique ce passionné. Un bon joueur d'échecs doit aussi faire preuve de créativité. 

Un apprentissage dès la maternelle

"Lorsque vous entamez une partie, vous devez élaborer une stratégie, un projet, selon votre propre personnalité", insiste-t-il. Une bulle d'inventivité dans un système scolaire un peu trop tourné vers le "par coeur" et le bachotage. Le jeu fait des émules... jusqu'en maternelle.  

Les élèves de grande section de l'école Les Terres blanches, à Frontignan (Hérault), apprennent les règles à travers de petites histoires, comme celle du "château blanc" qui affronte le "château noir". Les échecs servent aussi à l'apprentissage des phonèmes. "On écrit des mots sur des étiquettes, à eux de reconstituer des phrases telles que 'le cavalier surveille le fou' ou 'la reine se positionne en D4'", précise la directrice, Gislène Guerreau. Rien de tel, enfin, pour se familiariser avec les déplacements dans l'espace et assimiler les notions d'horizontalité ou de verticalité. 

"Un temps de réaction rapide"

Même la recherche scientifique commence sérieusement à se pencher sur l'échiquier. Les cerveaux des grands maîtres, scrutés en pleine action à grand renfort d'IRM, ont récemment dévoilé quelques-uns de leurs secrets. Ces nouvelles découvertes vont, une fois de plus, à l'encontre de certains préjugés. Ainsi, il ne suffirait pas d'être bon en calcul mental pour faire échec et mat. La clef de la réussite serait une bonne mémoire visuelle.  

"La zone du cerveau la plus sollicitée est celle qui aide à la reconnaissance des visages et des formes", explique le Pr Francis Brunelle en pointant du doigt l'appendice niché dans la boîte crânienne qui apparaît sur son ordinateur. Aux échecs, chaque combinaison peut s'apparenter à un nouveau visage. "A force de le voir, vous finissez par l'enregistrer et par le reconnaître automatiquement. Voilà pourquoi les joueurs professionnels ont un temps de réaction aussi rapide. Certains peuvent même jouer dos à leur adversaire ou les yeux bandés, les différents patterns (structures ou motifs) étant directement imprimés dans leur tête", poursuit le spécialiste. 

"Un bon dérivatif"

En 2016, le colloque Health and Chess, organisé par l'institut Imagine, s'intéressait, pour la première fois en France, à l'utilisation des échecs comme outil thérapeutique. "Je ne connais pas de grand joueur d'échecs atteint de la maladie d'Alzheimer!", s'enthousiasme Bachar Kouatly. Faut-il y voir un lien? Pour l'instant, la prudence reste de mise, les recherches n'en sont qu'à leurs balbutiements dans le cadre des troubles de la mémoire mais aussi d'autres pathologies comme l'autisme. Même si, çà et là, de belles histoires surgissent... Johanna Basti, directrice nationale des scolaires à la FFE, évoque le cas du petit Koray, 11 ans, qu'elle accompagne au quotidien dans sa classe de CM2 à Cers, près de Béziers.  

"Cet élève, atteint du syndrome d'Asperger, se plonge dans le jeu d'échecs mis à sa disposition dans la classe dès qu'il a un peu de temps libre. Cette activité, qui l'apaise et l'aide à se concentrer, lui a fait faire d'énormes progrès", explique la jeune femme. Chez les enfants hospitalisés, les échecs seraient aussi très bénéfiques sur le plan psychologique. "Tout patient a besoin de se rattacher à des projets, rappelle Alexandre Alcaïs, chercheur en génétique humaine à l'université Paris- Descartes. Les échecs, en l'aidant à élaborer des stratégies et des plans précis, même sur un court terme, représentent un bon dérivatif." La réussite par les échecs... Que ce soit à l'hôpital, dans les cours d'école, les chambres d'enfants et d'ados, dans les quartiers cossus ou plus populaires, la stratégie a fait ses preuves. 

 

Extrait de l'associaition Echecs et Maths

La pratique du jeu d’échecs a depuis longtemps été prouvée comme l’outil d’apprentissage idéal chez l’enfant d’âge scolaire. Par son côté ludique, il développe inconsciemment l’intellect, la personnalité et la force de caractère d’un individu. Et cela, en s’amusant! Wow!

Tout ça veut dire que la pratique de ton sport préféré t’aide à devenir meilleur à l’école dans des matières comme les mathématiques, le français, et toutes les autres.

En apprenant le mouvement du Cavalier, du Fou et du reste des pièces, savais-tu que tu faisais de la géométrie? Eh oui, je te l’assure. Et en anticipant des coups d’avance comme on doit le faire souvent aux échecs, savais-tu que tu faisais de la résolution de problèmes? Et que dire des calculs qu’on doit faire constamment lors d’une partie? Pas étonnant qu’on devienne meilleur en mathématiques en jouant aux échecs!

Savais-tu également qu’en expliquant ou en argumentant un coup avec tes amis, tu apprends à mieux t'exprimer et tu deviens meilleur en français? Oh la la et puis quoi encore ! Et que dire de ta mémoire qui se développe à la vitesse d’un éclair : ne dois-tu pas te souvenir des déplacements différents des pièces et plus tard d’ouvertures par cœur ? Oh oui, et à ceux qui n’ont jamais pratiqué ce jeu, dis-leur que les échecs est un jeu très structuré où l’on doit suivre des règles précises pour progresser. Comme à l’école!

Tu verras peu à peu qu’en jouant aux échecs tu auras plus confiance en toi. Tu seras plus patient avec tes progrès et ton degré de concentration s’améliorera de jour en jour. Un joueur d’échecs comprend rapidement que la victoire ou le succès n’arrive jamais qu’après de nombreuses tentatives et d’erreurs. Et cela, mon ami, s’appelle de la persévérance, la plus belle qualité dans n’importe quel apprentissage!

Si tu es un élève qui a de la difficulté à suivre dans la classe pour quelques raisons que ce soit, tu seras étonné d’apprendre que beaucoup de jeunes joueurs exceptionnels ont vécu ou vivent la même situation que toi. Tu verras que de battre un des meilleurs de la classe aux échecs fera des merveilles pour ta confiance!

Alors, pourquoi devrait-on jouer aux échecs à l’âge scolaire ? Parce que c’est amusant et éducatif !

Circulaire n° 2012-011 de l'Education Nationale : Introduction du jeu d'échecs à l'École

Actions éducatives

Introduction du jeu d'échecs à l'École

NOR : MENE1135182C
circulaire n° 2012-011 du 12-1-2012
MENJVA - DGESCO B3-4


Texte adressé aux préfètes et préfets de région (directions régionales de l'agriculture et de la forêt) ; aux rectrices et recteurs d'académie ; aux inspectrices et inspecteurs d'académie-directrices et directeurs des services départementaux de l'éducation nationale ; aux inspectrices et inspecteurs d'académie-inspectrices et inspecteurs pédagogiques régionaux ; aux déléguées et délégués académiques à l'éducation artistique et à l'action culturelle ; aux inspectrices et inspecteurs de l'éducation nationale ; aux chefs d'établissement d'enseignement ; aux directrices et directeurs des centres régionaux de documentation pédagogique

I. Introduction
Le plan pour les sciences et les technologies à l'École lancé le 31 janvier 2011 propose aux enseignants de développer le recours aux jeux traditionnels comme les échecs, les jeux à règles (jeux de cartes ou de plateau), les jeux de construction qui permettent de développer la motivation, la concentration des élèves, d'encourager leur esprit d'autonomie et d'initiative et de travailler les fondamentaux par une approche différente. Les enseignants disposeront prochainement d'un guide d'accompagnement pour un usage pédagogique du jeu pour apprendre, élaboré par le Centre national de documentation pédagogique (circulaire « Une nouvelle ambition pour les sciences et les technologies à l'École » n° 2011-038 du 4 mars 2011).
Dans cette logique, une place particulière doit être accordée au jeu d'échecs. Des expériences internationales (comme celles menées par exemple par la Kasparov Chess Foundation) sur l'introduction du jeu d'échecs à l'École tendent à montrer que les enfants qui ont suivi une initiation réussie au jeu d'échecs ont un niveau de performance plus élevé, toutes choses égales par ailleurs.
La pratique du jeu d'échecs conduit effectivement à développer des compétences mobilisant logique, stratégie, rigueur, concentration, mémoire et capacité d'abstraction, qui sont toutes des facteurs de réussite. Il convient d'ajouter certains bienfaits observés sur les apprentissages et en particulier sur l'apprentissage de la citoyenneté, par le respect des règles et d'autrui. Certaines retombées positives peuvent également être attendues dans certains cas sur la prévention contre le décrochage scolaire ou la qualité des liens parentaux, par l'introduction ou la réactivation du jeu au sein des familles.
Deux conventions-cadres ont été signées, l'une le 31 janvier 2011 avec la Fédération française d'échecs, l'autre le 31 octobre 2011 avec la fondation « L'échiquier de la réussite ». Ces conventions ont pour objet de favoriser l'introduction du jeu d'échecs à l'École, notamment dans le cadre d'expérimentations, de faire prendre conscience des vertus de ce jeu en faveur du développement de l'élève et de faciliter la mobilisation d'un grand nombre d'enseignants sur la pratique de ce jeu.

II. Le jeu d'échecs, un outil supplémentaire au service des apprentissages
Le jeu permet d'installer un environnement favorable à l'apprentissage, il contribue au développement d'attitudes et d'aptitudes intellectuelles propices à l'acquisition des compétences du socle commun.
L'acquisition des compétences « mathématiques et culture scientifique » ainsi que « autonomie et initiative » s'en trouvent facilitées.
À l'école élémentaire
La pratique du jeu d'échecs, ou plus généralement des jeux à règles, développe la maîtrise de soi dans la situation d'opposition à l'autre joueur, la mise en œuvre de stratégies et de prises de décision, le respect des règles et le respect de l'adversaire, les compétences civiques, ainsi que les compétences d'initiative et d'autonomie des premiers paliers du socle commun.
La nature même du jeu d'échecs mobilise et entraîne les capacités de mémorisation et d'anticipation de l'élève, ainsi que de repérage spatial sur l'échiquier et ses représentations graphiques.
Le jeu d'échecs favorise l'utilisation d'un vocabulaire géométrique précis ainsi que d'une syntaxe logique. L'élève apprend à utiliser différents types de codage permettant de noter un coup ou un moment déterminant dans une partie.
La démarche du jeu par essais et erreurs, par la recherche de causalité, d'équivalence, de temporalité, vient en appui des enseignements mathématiques et scientifiques principalement en matière de résolution de problèmes.
L'introduction du jeu d'échecs peut s'envisager dès la grande section maternelle.
Le second degré (collège et lycée)
La pratique des échecs participe au développement de capacités intellectuelles telles que le raisonnement logique, l'analyse de problèmes et la mise en œuvre de stratégies de résolution.
Bénéfique au travail de mémorisation et de concentration, elle développe également le sens de la planification et la créativité des élèves.
Dans le cadre plus spécifique de l'enseignement des mathématiques, le jeu d'échecs est à la fois support de situations géométriques variées et générateur de grands nombres. À titre d'exemple, l'introduction des notions de repérage en classe de sixième, de puissance en classe de quatrième ou encore de translation en classe de seconde peut s'appuyer de manière pertinente sur des situations proposées.
Les dispositifs en faveur de l'égalité des chances
Le jeu d'échecs pourra être introduit dans le cadre du projet éducatif des établissements inscrits dans le programme Éclair (écoles, collèges et lycées pour l'ambition, l'innovation et la réussite), des « internats d'excellence », des établissements de réinsertion scolaire (ERS) et des dispositifs relais, notamment dans le cadre des activités sportives.

III. Intégration du jeu d'échecs dans le cadre périscolaire
La pratique des échecs est tout particulièrement à encourager dans le cadre d'activités proposées en dehors des temps d'enseignement.
L'accompagnement éducatif organisé au profit des élèves des écoles de l'éducation prioritaire et des collégiens volontaires propose un temps supplémentaire destiné à l'aide aux devoirs et aux leçons ainsi qu'à des pratiques sportives ou culturelles. La Fédération française des échecs étant une fédération sportive, le jeu d'échecs peut se pratiquer dans le cadre du volet sportif de l'accompagnement éducatif, à l'heure des repas, le soir après les cours, ainsi que le mercredi. La mise en œuvre se fera en lien avec l'UNSS, l'Usep et en s'appuyant sur les organes déconcentrés de la Fédération française des échecs, à savoir les ligues, les comités départementaux et les clubs. Une annexe à la convention entre le ministère, la Fédération française des échecs, l'UNSS et l'Usep précisera les modalités de cette mise en œuvre.
Le jeu d'échecs peut offrir un accompagnement spécifique à des jeunes motivés afin de permettre d'augmenter leurs chances de réussite et de contribuer à leur épanouissement personnel, notamment sur le temps de l'internat.

IV. Mise en œuvre
Pilotage
Pilotage national
Dans le cadre du plan pour les sciences et les technologies à l'École, un comité de suivi national associe des représentants de la DGESCO, de l'IGEN, des corps d'inspection des 1er et 2nd degrés, de l'UNSS, de l'Usep, de la Fédération française des échecs et de la Fondation « L'échiquier de la réussite ». Il impulse les actions menées à l'échelle nationale. Afin d'évaluer quantitativement l'évolution de l'introduction du jeu d'échecs à l'École, la DGESCO intégrera dans ses enquêtes annuelles sur l'éducation artistique et culturelle un item sur les échecs.
Pilotage académique
Les recteurs d'académie sont invités à constituer, sous leur présidence, des comités de pilotage académiques qui associeront le référent académique chargé du suivi du plan pour les sciences et les technologies à l'École, des IA-IPR concernés et des IEN (en particulier les référents IEN mathématiques nommés dans le cadre du plan pour les sciences et les technologies à l'École) ainsi que les services régionaux de l'UNSS. Les conseillers académiques recherche-développement, innovation et expérimentation (Cardie) peuvent accompagner les expérimentations conduites (dans le cadre de l'article L. 401-1 du code de l'éducation). L'implication des inspecteurs d'académie-inspecteurs pédagogiques régionaux et des inspecteurs de l'éducation nationale sera déterminante pour mobiliser les enseignants sur les enjeux pédagogiques du jeu d'échecs. Les inspecteurs veilleront également à valoriser les expériences réussies des académies innovantes sur le sujet afin d'harmoniser et d'essaimer les bonnes pratiques auprès de la communauté éducative, notamment dans le domaine de la formation.
Par ailleurs, des rassemblements locaux ou des événements à portée symbolique, notamment des tournois, seront encouragés afin de donner toute la visibilité à cette pratique et valoriser l'action des enseignants et des acteurs échiquéens auprès des institutions et des collectivités locales.
Formation
Une attention particulière sera portée à la formation en académie. Des orientations seront données au niveau national, dans le cadre d'actions de formation notamment sur l'opportunité du recours aux jeux traditionnels pour prévenir l'innumérisme. Les différents axes feront l'objet d'offres de formation dans les plans académiques de formation.
Pour les enseignants du premier degré, certaines actions de formation pourront être organisées dans le cadre du temps de formation statutaire des maîtres, par exemple au cours d'animations pédagogiques de circonscription.
Ressources
Un effort particulier sera fait pour mettre des outils pédagogiques réactualisés à la disposition des enseignants. Les manuels et méthodes permettant d'utiliser le jeu d'échecs comme outil pédagogique seront recensés. En complément à cet existant, des supports pédagogiques seront créés sous l'égide du CNDP pour permettre de mutualiser et diffuser les bonnes pratiques. Les clubs d'échecs seront référencés, ainsi que les espaces de ressources pour concevoir et conduire des cycles d'activités en milieu scolaire.
Enfin, les établissements pourront bénéficier, dans la mesure du possible, de la mise à disposition gratuite de jeux d'échecs et d'échiquiers muraux par la fondation « L'échiquier de la réussite ».


Pour le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative
et par délégation,
Le directeur général de l'enseignement scolaire,
Jean-Michel Blanquer
ce site a été créé sur www.quomodo.com