Historique

Orléans III et IV en RÉGIONALE 1
 

L'année de l'équipe 3

en régionale 1
Aucun match
 

Régionale 1: Poule CVL 1 groupe B - classement final

Pl.EquipePtsj.d.p.c.
1Echiquier du Gatinais 219718246
2U.S. OrleanS.echecs 417751914
3U.S. OrleanS.echecs 3157-11415
4St Pryve-Olivet Ltpg 214701414
5Echiquier Romorantinais137-51318
6De Plaimpied Dans les Echecs127-11415
7Us St Cyr en Val 1117-61319
8St Laurent Nouan Arts et Loisirs107-10919
 
 
 
Ronde 5
 
Ronde 6
 
Ronde 6
Ronde 5
 

15 MARS 2015: EQUIPE 3 CONTRE ROMORANTIN

Nous nous sommes rendus à Romorantin le dimanche 15 mars 2015 pour la cinquième ronde des interclubs.

Nous avons été chaleureusement accueillis par le président de l'échiquier romorantinais, monsieur Grégory Mignard.

La salle de jeu avait été décorée pour la circonstance avec un message de bienvenue, de superbes pièces d'échecs géantes  étaient posées sur l'une des tables; chaque joueur eut droit à sa barre de céréales, ce qui eut le don d'apporter un supplément d'énergie à certains d'entre nous. Boissons fraîches et chaudes à volonté. Oui, vraiment, nous avons été bichonnés. Après un tel accueil, la victoire aurait été un signe manifeste d'ingratitude !

 

Au 5ème échiquier, Olivier Morand avec les pièces noires était opposé à Marianne Coupe. Voici son commentaire :

" Cette fois encore, l'adversaire déploie ses pièces mieux que moi et obtient de l'activité. Elle concentre ses attaques sur mon roque. Une réaction puissante serait requise mais je garde un jeu trop passif. J'abandonne au 14ème coup face à un mat imparable "

Romorantin 1  - Orléans  0

 

Au 4ème échiquier, le capitaine de l'équipe d'Orléans était opposé à Claude Lapeyre. Ne sachant trop quel plan adopter face à l'ouverture de mon adversaire (4 mouvements de pions après le 8ème coup), je m'en suis tenu aux fondamentaux souvent rappelés par notre bien-aimé entraîneur. Au 10ème coup des blancs, les quatre pièces légères étaient sorties, le monarque à l'abri et la dame en c2 soutenant son fou en d3.

Après l'échange d'un pion central, la dame noire se positionne en c8, ce qui permet au fou blanc de s'installer en f5 et de clouer le cavalier noir qui occupait la case d7 alors que le roi noir est encore au centre. Perte du cavalier au 16ème coup, puis mon adversaire est contraint d'échanger la dame contre deux pièces sous peine de mat. Abandon des noirs au 23ème coup avant le mat au coup suivant.

Romorantin 1 - Orléans 1

 

Au troisième échiquier, Didier Perrucot rencontrait Marc Maingoy

Après les dix commandements donnés par Yahvé à Moïse, voici les cinq leçons que Didier s'efforcera de retenir et qui le mèneront, nous l'espérons tous, à la victoire.

" Leçon numéro 1 : Je dois prendre au moins 5 minutes par coup!!! 

  Leçon numéro 2 : Quand je sais que mon ouverture est pourrie, pourquoi je la joue? 

  Leçon numéro 3 : Profiter des erreurs de mon adversaire... Il me donne une pièce que je m'empresse de lui rendre 3 coups plus tard en lui laissant un pion en prime; bref il ne me reste plus qu'à croiser les doigts et espérer que la fin de partie ne me sera pas fatale....

  Leçon numéro 4 : l'espoir fait vivre, la fin de jeu part mal, il a tout pour avoir un pion passé. 

  Leçon numéro 5 : Ouf je m'en tire avec une nulle que je ne mérite même pas... 

Bref si à la base les leçons numéro 1 et 2 étaient appliquées à chaque partie, j'aurais surement des résultats un peu plus corrects. "

 

 

Au premier échiquier, Antoine Tixéront rencontrait le capitaine de l'équipe de Romorantin et président du club Grégory Mignard. Voici son analyse .

" Sur une ouverture très classique mais fort théorique, mon adversaire prend d'emblée l'initiative: les blancs attaquent rapidement sur l'aile roi, développent leurs pièces, manoeuvrent habilement leur cavalier pour m'empêcher de roquer mais perdent un pion central. Ma problématique devient claire : développer l'aile dame afin, d'une part, de libérer mon jeu, d'autre part d'atteindre une finale favorable grâce au pion central supplémentaire. Malheureusement, je n'ai pas le temps d'organiser efficacement la défense du pion supplémentaire car les blancs échangent rapidement les dames, centralisent leur roi, se dépêchent d'échanger les pièces lourdes et mineures.

On arrive dans une finale fermée où le cavalier blanc est supérieur au fou dame des noirs. L'avantage de mon adversaire progresse doucement ; je perds progressivement plusieurs pions et je ne peux utiliser efficacement le fou. Je finis par abandonner."

Romorantin 2  - Orléans  1

 

Au deuxième échiquier, Pierre Poirier est opposé à Valentin Renault. Du résultat de cette rencontre dépendra le sort du match . Voici son analyse . 

Pour notre cinquième rencontre, nous nous rendîmes  à Romorantin. Lors du trajet en voiture, Jacques-Henri me donna la consigne de jeu indivduelle suivante : "Il faut que tu gagnes!" et c'est donc avec cette idée en tête que j'aborda la rencontre.

Je joue avec les blancs et mon adversaire choisit la défense Pirc. Les premiers coups joués dans les deux camps respectent les principes de l'ouverture et la théorie.  Cependant, une fois les Rois à l'abri, mon jeune adversaire joue de façon imprécise au 7ème et 8ème coups, ce qui me permet de prendre un léger avantage en attaquant la Dame noire et en plaçant mon Cavalier de l'aile dame en d5.

La combinaison oblige les noirs à une suite d'échanges qui débouche sur une position inférieure. En effet, au 14ème coups, les noirs ont un pion isolé en d6 et un autre en d4! Malheureusement, après Cavalier prend pion d4 au 18ème coup et Tour e8 qui menace de prendre e3, c'est à mon tour de jouer de façon imprécise et de permettre à mon adversaire de revenir dans la partie en faisant pression de façon fort juste sur le Cavalier d4 qui subit un clouage relatif (le Fou fianchetto en g7 prendrait ma Tour a1 si mon Cavalier s'en allait...).

Toutefois, les noirs jouent f5 et g5 au risque de découvrir leur Roi. Je prend le temps de la réflexion quitte à descendre à moins de deux minutes de temps de jeu restant, puis accepte de laisser la qualité en jouant Cavalier prend f5 menaçant Cavalier prend h6 échec. Mon adversaire joue Fou prend Tour a1...et le suite me prouve que mon intuition était juste. Je grapille les pions f5, h6 et g5 et bénéficie d'une très forte attaque sur le roi noir avec deux Cavaliers en h6 et g5, un fou contrôlant la diagonale c1-h6 et une Tour qui menace de pénétrer la position adversaire en mangeant un quatrième pion en d6.

Après l'attaque de mes cavaliers sur le Roi adverse, je me retrouve avec un déficit d'une pièce mineure au 29ème coup...mais qui est largement compensé par l'avantage d'avoir  6 pions contre 2 et un structure qui ne présente pas de faiblesse. Je n'ai plus qu'à jouer tranquillement en proposant des échanges de pièces et en me rapprochant du Roi noir.

Mon adversaire finira par abandonner au 40ème coup après une fourchette de mon Cavalier survivant Roi+Tour. Mission accomplie Jacques-Henri!"

 

 

Effectivement Pierre, on revient de loin et tu nous a sauvé la mise !!

Score  final :  Romorantin 2  -  Orléans 2

A l'occasion du pot de départ, monsieur Mignard nous avoua qu'il espérait ce résultat. Il nous satisfait aussi.

 

Jacques-Henri Buchard,

capitaine de l'équipe d'Orléans

 

 
Ronde 4
 

Vue de l'équipe 3: Quatrième ronde, dimanche 1er février 2015 - Amilly 2 - Orléans 3

Les joueurs de l'U.S.O. avaient les pièces blanches sur les échiquiers pairs.


  • Au 1er échiquier, Antoine Tixeront était opposé à Saad Boukili. Voici son analyse : "Sur une ouverture très classique des blancs, je suis en difficulté très rapidement (dès le 6ème coup à cause d'un jeu passif). Mon adversaire entreprend de bloquer efficacement mon jeu sur l'aile dame. Par conséquent, je change de tactique et essaye d'attaquer sur l'aile roi. Erreur stratégique: le jeu est très fermé et il contrôle le centre (via son fou du roi) et il réussit, grâce à une manœuvre, à gagner une qualité (une tour contre un cavalier). Malheureusement pour moi, sur les coups suivants, je suis contraint d'échanger un cavalier contre 2 pions du centre. Une qualité en moins et une pièce nette en moins, la partie devient très ardue même si j'ai un pion passé. Je tente donc d'exploiter cet avantage mais mon adversaire échange les dernières pièces en vue de jouer une finale roi+tour et des pions contre roi et des pions. J'abandonne au 42ème coup. J'ai été beaucoup trop prudent au départ ; j'aurais dû avoir un jeu plus énergique dans l'ouverture et ne pas changer de plan mais, face à un joueur très positionnel, c'est compliqué "

  • Au 3ème échiquier, Didier Perrucot était opposé à Théo Goix . Il commente sa partie : "Bon, comment dire? Pas d'erreur majeure, enfin si ce n'est un étranglement lent et efficace de ma position qui mena à un premier pion perdu, puis un deuxième, mais à ce stade-là, les dés étaient jetés depuis pas mal de temps sauf erreur grossière de mon adversaire ou coup de génie de ma part...? Mais bon, le génie a du mal à se manifester cette année... Enfin ne désespérons pas, il reste quelques parties à disputer et je finirais peut-être par trouver un peu de jeu. Peut-être qu'au 9ème coup, j'ai raté la possibilité de me donner un peu d'air et l'occasion d'aérer ma position. Faute de quoi j'ai du subir par la suite une domination adverse tout le reste de la partie sans aucun contre jeu... Ceci dit, mon adversaire, petit jeune qu'il est, n'en est pas moins redoutable sur l'échiquier et me l'a bien démontré. Bravo à lui."

  • Au deuxième échiquier, Pierre Poirier était opposé à Matthieu Goix et commente la partie en ces termes : "Pour cette quatrième ronde d'intercercles, nous nous sommes rendus à Amilly qui caracole en tête du classement. La victoire était donc recommandée pour espérer faire quelque chose cette saison. Je joue avec les blancs au deuxième échiquier contre un adversaire de 130 points Elo supérieur à moi. Mon adversaire fait le choix de la défense Caro-Kan et il semble que je sois sorti du champ de ses connaissances théoriques après 1-e4 c6 / 2-d4 d5 / 3-Cc3. Pourtant, ce n'est pas suffisant pour que j'arrive à prendre l'avantage dans l'ouverture. J'arrive tout de même à échanger son meilleur Fou et à placer un très fort Cavalier en e5 soutenu par les Pions d4 et f4. Je profite de la poussée du Pion f4 pour solliciter ma Tour de l'aile roi en f3 puis h3 afin de lancer une violente attaque en h7 avec la coopération de la Dame et du Cavalier e5. Mon adversaire quant à lui ouvre la colonne c et en prend le contrôle avec Ta8c8 et Dc7. Je lance alors mon offensive...mais j'ai mésestimé les possibilités de contre-attaque de mon adversaire qui sacrifie sa Dame sur mon Fou en c1. Echecs au Roi blanc. La suite de la ligne est forcée et je me retrouve au 20ième coup avec un déficit de deux pièces. Mon adversaire étant désorganisé après cette attaque je tente le tout pour le tout (la nulle par répétition de position) avec le matériel restant (Dame+Tour contre paire de Tours+Cavalier+Fou) et ouvre les lignes sur le roi adverse. Mais mon adversaire ne se laisse pas prendre au piège, échange ses deux Tours contre ma Dame et arrive en finale avec 5 Pions et un Fou. J'ai beau placer mes trois Pions restants sur des cases de la couleur opposée à son Fou et à centraliser mon Roi, je ne peux empêcher mon adversaire de pénétrer dans ma position avec son Roi. Moralité : on ne pense jamais que son adversaire va sacrifier sa Dame et pourtant on devrait!"
Commentaire de Jacques-Henri: "Pierre, je constate que c'est encore ton cavalier qui a fait des siennes! Pour te permettre d'utiliser à ton tour l'arme de monsieur Goix, je te recommande l'ouvrage de Georges Renaud et Victor Khan : "L'art de faire mat" (première édition en 1947) dans lequel le thème du sacrifice de la dame est abondamment illustré de manière spectaculaire. Utilisé à bon escient, il permet de gagner la partie ou de prendre un avantage décisif."

  • Au quatrième échiquier, Sylvain Philippeau était opposé à Thomas Fiette. Voici son commentaire : "Mon adversaire, presque de mon niveau sur le papier, est un jeune de 14 ans avec 6 ans d'échecs. Il joue bien, agressif et je ne suis guère en forme. Je lâche le premier point sans avoir pu me battre correctement. 

  • Au cinquième échiquier, Jacques-Henri Buchard est opposé à Vu Minh-Duc. Il perd la partie à la suite d'une faute absolument grossière et indigne d'un capitaine. "Tout avait pourtant bien commencé dans la mesure où les deux adversaires ont scrupuleusement respecté les règles souvent rappelées par le professeur Antonio Rodriguez, notre entraîneur: développer ses pièces, mettre le roi à l'abri et jouer pour le centre en ne le quittant pas du regard comme on le fait quand le lait est sur le feu. Au 17ème coup et en toute logique, les blancs poussent le pion en d5 avec l’idée probable de provoquer quelques échanges. Après un bon quart d’heure de réflexion, je prends la décision d’échanger les dames et le dernier cavalier pour rentrer en finale, avec la conviction que le partage des points est en vue (le score était alors de 3 à 0). Aux alentours du trentième coup, les deux joueurs constatent qu’un drapeau noir clignote sur le cadran droit de la pendule… Inutile de vous faire un dessin ! Elève Buchard, vous copierez 200 fois la phrase  « Je dois jouer 40 coups en une heure trente et surveiller régulièrement la pendule ».


Et pour finir en apothéose, Antoine est contraint à l’abandon quelques minutes plus tard. Acta est fabula : dans la langue de Molière, la messe est dite. 

Le score final est de 5 victoires à 0. 

Rideau.

 

Jacques-Henri Buchard

     capitaine

 
Ronde 3

Vue de l'équipe 3: Ronde 3 - 11 janvier 2015 - Orléans 3 - Saint Pryvé-Olivet

Bref compte-rendu de la rencontre qui a opposé dimanche 11 janvier 2015 les équipes d’Orléans et de Saint Pryvé-Olivet dans le cadre des interclubs

 

Excellentes conditions de jeu dans la vaste salle du club de saint Pryvé-Olivet, café, boissons et gourmandises à volonté. Un grand merci aux organisateurs et responsables du club.

Les joueurs de l’U.S.O. avaient les pièces blanches aux 1er, 3ème et 5ème échiquiers, noires aux 2ème et 4ème.

Antoine Tixéront – Jérémie Vignelles 0-1

Guillaume Rocher- Pierre Poirier 0-1

Didier Perrucot- Matthieu Vénard 1-0


  • Voici le commentaire de Didier : 
« Avec les blancs, un coup malheureux donne un petit avantage aux noirs qui n’arrivent pas à saisir leur chance. Après une vingtaine de coups quasi-symétriques, une fin de partie intéressante et pleine d’opportunités de part et d’autre avec cependant une possibilité de gain net d’une pièce pour les noirs. Bref, je m’en tire bien.» 

Du jamais vu sur un échiquier !!  Au 19ème coup, l’ensemble de la colonne C est occupée par 8 pièces avec, côté blancs, les tours en c1 et c2, les cavaliers en c3 et c5 et, côté noirs, les tours en c7 et c8, les cavaliers en c4 et c6. Les dames sont positionnées sur la colonne B, le fou blanc en b2 et le fou noir en d7 ;  en prime, cerise sur le gâteau, 2 anneaux de Philidor. Avec une telle concentration de forces, l’affrontement ne pouvait être que sanglant. Après une mêlée confuse dont les noirs auraient pu sortir victorieux, c’est Matthieu  qui abandonne au 27ème coup : il vient de perdre la qualité.


  • Danielle Bernardin-Jacques-Henri Buchard 0,5-0,5: 
De l’issue de cette partie allait dépendre le sort du match. De fait, aucun des deux adversaires ne voulut prendre de risque dans la mesure où chaque équipe totalisait 2 victoires. Après un échange massif de pièces et malgré un pion de plus, il m’est apparu impossible de concrétiser ce minuscule avantage : le cavalier de Danielle fit des miracles alors que mon fou vécut dans l’angoisse permanente d’une fourchette. La conclusion s’imposait d’elle-même et la nulle fut conclue au 67ème coup.


  • Olivier Morand-Serge Dimier 0-1 
Voici le commentaire d’Olivier : «  C’était pour moi le baptême du feu en interclubs. Dans une ouverture réputée favorable aux blancs, j’ai eu du mal à positionner une pièce alors que mon adversaire se développait plus harmonieusement. Après avoir éprouvé beaucoup de pertes, j’ai espéré un pat mais un petit coup de pion bien placé m’a achevé. Mat après 34 coups. » 

Et oui, Olivier : un baptême du feu n’est jamais une partie de plaisir. Tu partis la fleur au fusil sans savoir peut-être que tu allais combattre une redoutable armée noire commandée par le général Dimier, fin stratège et vétéran de toutes les guerres échiquéennes. Quant à vous, Serge, encore bravo pour cette énième victoire.



Score final : 2-2


Jacques-Henri Buchard

capitaine de l’équipe 3 d’Orléans     

Vue de l'équipe 4: Ronde 3 - 11 janvier 2015 - Orléans 4 - Romorantin

  • Echiquier 1 - Frédéric ESTIEU contre Grégory MIGNARD 0 - 1 
J'ai les blancs et joue e4; mon adversaire répond e6. La partie se déroule normalement jusqu'au 24 ième coup ou je perds un pion et puis la partie quelques coups plus tard (je ne sais pas si je jouerai la prochaine ronde !!!!!!)  

  • Echiquier 2 - Selon Koffi AGBOKANZO contre Cung-Viet-Thang DAO 0 - 1 
Positionné au second échiquier pour la deuxième fois en trois journées de championnat, je fais face au redoutable DAO Cung-Viet-Thang a qui je concède près de 400 points ELO sur le papier. Il débute la partie par un e4 à qui je donne ma réponse habituelle. Cependant, je décide une sortie théorique au 5 ième coup qui porte un coup dur à ma capacité de développement sur l'échiquier. Je tente tant bien que mal de rectifier le coche et de rajuster la partie, mais un second loupé au 10 ième coup, un troisième au quatorzième et un quatrième au dix-huitième m'exposent à un coup tactique presque inévitable qui me fait perdre une pièce (un cavalier en moins de 23 coups). Dès lors, l'issue de la partie semblait se dessiner et je finis par coucher mon roi après 46 coups. Je pense que c'est ma plus mauvaise partie depuis le début du championnat - il faudra vite l'oublier et préparer studieusement les prochaines échéances. Heureusement que la victoire 3-2 de l'équipe a permis de sauver la soirée et de repartir avec le sourire de la troisième place au sein de la poule.  

  • Echiquier 3 - Jean-Claude MICHEL contre Marianne COUPE 1 - 0 
Je joue e4 avec un réponse e5, ensuite d4 blocage du cavalier avec le fou, ensuite prise de pions et je sors de l'ouverture avec deux pions d'avance (habituellement, c'est le contraire...). Dans cette situation, j'échange les dames - vers la fin de la partie mon adversaire positionne deux tours sur la même couleur et j'en profite pour échanger un fou contre une tour, j'envoie ensuite un leurre et provoque une fourchette avec mon cavalier, qui me fait gagner la deuxième tour dans le cadre d'un choix douteux de mon adversaire. La partie est gagnée en 42 coups.  

  • Echiquier 4 - Joshua AMAVI contre Maéva BOULAY 1 - 0 
Je jouais les noirs et j'ai vite obtenu l'initiative, du fait que mon adversaire faisait une attaque sur l'aile dame avec ses pions. J'ai réussi à détruire le roque de mon adversaire en prenant le risque de sacrifier mon fou contre ses deux pions du roque - Ayant obtenu une bonne position pour la dame (la dame de mon adversaire étant bloquée dans sa position initiale) j'ai pu faire plier le camp adverse. J'ai raté deux bonnes occasions de faire mat mais j'ai finalement réussi à mater mon adversaire en simplifiant la position après avoir ramassé toutes ses pièces avec ma dame.  

  • Echiquier 5 - Jean PENIQUAUD contre Louis GODREUL 1 - 0 
Premier coup sicilienne, deuxième coup espagnole, troisième coup italienne, cinquième coup dame au centre... Bref que du classique comme ouverture !! Après quelques coups, l'échange des dames est une erreur de chaque côté. J'ai l'avantage positionnel : mes tours occupent mes colonnes quasi ouvertes du centre et le roi noir n'a pas pu roquer. Encore quelques coups et c'est un mat que l'on ne rencontre que dans les exercices : fou et cavalier semblent loin et n'ont pas bougé depuis cinq coups, mais mine de rien bloquent quatre cases autour du roi noir ramené en f6; un pion noir bloque une autre cases; la tour semble lorgner la prise directe d'un pion noir à l'autre bout, mais en s'arrêtant avant, elle occupera toutes les cases restantes et c'est le mat surprise avec l'ensemble coordonné des pièces restantes en jeu au 27 ième coup. Le bonheur total !

Finalement, l'équipe 4 s'impose face à l'Echiquier Romorantinais 3-2

Jean-Claude Michel
Capitaine de l'équipe 4

Ronde 2

vue de l'équipe 3: Ronde 2 - 14 décembre 2014 - Orléans 4 - Orléans 3

  • Au 5ème échiquier, partie entre Robert THOMAS et Joshua AMAVI   (résultat : 0-1)  Voici le commentaire de Robert : «Triste après-midi. Je manque de nerfs après 2 heures de bagarre où l’avantage change de camp sans arrêt. Au moment de prendre un pion et l’avantage, je veux jouer au plus malin, je perds une tour et la partie. » 

  • Au 4ème échiquier, partie entre Koffi AGBOKANZO et Didier PERRUCOT (résultat : 0-1). Voici le compte-rendu de Didier : «Ouverture des noirs plutôt défensive et passive avec une erreur au 3ème coup que les blancs n’ont pas su exploiter. Sinon, position relativement solide qu’il me faut cependant transformer en position attaquante et non plus défensive . Pas trop longtemps à attendre : suite à une petite erreur à la base, mon adversaire me laisse un pion ; peut-être un peu déconcentré, il me laisse un fou dans la foulée. C’en est fait de lui, la partie ne lui laisse plus d’issue favorable . 

  • Au 3ème échiquier, partie entre Sylvain PHILIPPEAU et Frédéric ESTIEU (résultat : 0-1). 

  • Au 2ème échiquier, partie entre Gérard GUIBOURET et Pierre POIRIER  (résultat :  1-0)

  • Au 1er échiquier, partie entre Antoine TIXERONT et Benoît GARNIER  (résultat :  0-1). Voici le compte-rendu d’Antoine : «Avec les blancs, je prends rapidement l’initiative ( avec gain de temps et d’espace ) en forçant mon adversaire à jouer plusieurs fois la dame. Au 18ème coup, j’ai la possibilité de gagner le pion « e » en sacrifiant toutefois mes 2 tours … Je réfléchis longuement à cette position : je n’ai jamais joué une finale dame, deux fous et un pion supplémentaire contre dame, une tour et des pions ; le gain de la partie me paraît loin d’être évident . Je décide donc de temporiser. Mon adversaire en profite pour activer ses cavaliers et procéder à divers échanges de pièces. J’entre dans une finale fermée où, de toute évidence, le cavalier est supérieur au fou . Je perds rapidement un pion puis la partie sur une fourchette du cavalier. Moralité : ne pas hésiter à sacrifier ses pièces lourdes pour garder durablement l’initiative.»

Au total, victoire de l’équipe d’Orléans 4 sur le score sans appel de 4 à 1 et félicitations aux vainqueurs .


 

Jacques-Henri Buchard,

Capitaine de l’équipe d’Orléans 3

Vue de l'équipe 4: Ronde 2 - 14 décembre 2014 - Orléans 4 - Orléans 3

En tant que capitaine de l'équipe 4, me voilà pris d'un doute; quand je suis présent, mon équipe perd et quand je suis absent, elle gagne.. Il convient de saluer la belle prestation de l'équipe qui pose un premier pied en Nationale 4 et qui l'emporte par 4 à 1 contre nos amis d'Orléans 3. Ils nous proposent les commentaires suivants : 

  • Frédéric ESTIEU avec les noirs contre Sylvain PHILIPPEAU : Après un Cf3, la partie se transforme en début ouvert; une attaque sur le roi adverse me permet de gagner une pièce au 24 ième coup et la partie. 
  • Benoît GARNIER avec les noirs contre Antoine TIXERONT : Pour cette 2ième ronde, j'ai joué contre Antoine avec les noirs; il m'a joué un début du pion roi et pendant les 20 premiers coups, je n'étais pas trop bien, donc j'ai décidé d'échanger les Dames pour essayer de diminuer la pression sur mon pion e, en plaçant ma Dame sur g6, mais c'était une grave erreur; Antoine aurait pu gagner une pièce nette après cet échange. Antoine a commis une bévue en mettant son fou attaqué en d3; j'ai pu alors échanger son fou des cases noires et la position s'est équilibrée. La partie s'est acheminée vers une finale fou contre cavalier; j'ai réussi à gagner un pion et Antoine a abandonné quand je lui ai placé une fourchette de cavalier en attaquant son roi et son fou. 
  • Joshua AMAVI avec les noirs contre Robert THOMAS : Pour la deuxième fois consécutive, je joue les noirs. Après être sorti de l'ouverture avec des pions doublés pour moi, le match fut tendu par la suite. N'ayant pas roqué dans la partie, j'ai tenté une attaque avec mes pions de l'aile roi pour fragiliser le roque de mon adversaire. Robert a fini par me faire grâce d'une de ses tours et ça lui a été fatal pour le reste de la partie. J'avais un avantage avec une tour contre un cavalier; Son cavalier a fini par tomber et il a rendu les armes. 
  • Selom Koffi AGBOKANZO avec les blancs contre Didier PERRUCOT : Positionné au 4 ième échiquier ou j'affronte Didier PERRUCOT à qui je concède près de 180 points ELO sur le papier, je débute ma partie avec ma 'grinta' habituelle. En face d'une ouverture que j'affronte pour la première fois en tournoi officiel en France, je m'en sort très bien et je dispose après 17 coups d'une assez belle position qui étouffe toute option de jeu à mon adversaire.La suite du 18 ième au 24 ième coup sera un enchaînement d'attaques pour démolir le Roi de mon adversaire; Sans succès, étouffé et après un 25 ième coup léger en Dh5, je m'expose à un contre-jeu qui me place dans une finale très inconfortable, malgré le presque équilibre ( un seul pion de retard, une tour et un fou noir des deux côtés ) En difficulté, je joue un 35 ième coup qui fragilise énormément mon jeu et m'oblige à perdre un fou sans compensation - La suite, vous l'imaginez..Je concède une nouvelle défaite après ma bonne performance en Coupe Loubatière - Je pars en vacances avec un sentiment mitigé et un goût de revanche au retour en janvier contre l'échiquier Romorantinais.
Jean-Claude Michel,

Capitaine de l’équipe d’Orléans 4

Ronde 1

Ronde 1 - 16 novembre 2014 - Saint Cyr en Val - Orléans 3

Pour la 1ère ronde des interclubs de régionale 1, l’équipe d’Orléans 3 se déplaçait à saint Cyr en val. La rencontre s’est déroulée dans l’une des dépendances du château de la motte, au premier étage d’un bâtiment totalement rénové. Excellentes conditions de jeu, pièce parfaitement isolée, superbes poutres apparentes, café et gâteaux à volonté.

Un grand merci aux  responsables et organisateurs du club de Saint Cyr.

 

  • Robert Thomas jouait au 5ème échiquier avec les pièces blanches et voici son commentaire :

« Une demi-heure d’avance au temps et une bonne position. Il faut conclure, mais comment ?

Epuisé par la pression, mon adversaire donne une tour !  Le bonheur … » 

 

Tu vois, Robert, tout vient à point à qui sait attendre … 

Orléans  1   Saint Cyr   0.

 

  • Didier Perrucot jouait au 4ème échiquier (pièces noires) et voici son commentaire :

«  Un jeu un peu trop rapide pour cette première partie de l’année. Partie équilibrée sur laquelle je prends l’avantage sur la fin mais un fantôme permet à mon adversaire d’obtenir la nulle. Bref, il va falloir s’y remettre! »

 

Vite Didier, car il ne reste que 3 semaines avant la 2ème ronde!

 

  • Sylvain jouait au 3ème échiquier et il nous livre son analyse :

«  Même si mon adversaire est mieux classé (de peu, 50 points), j’ai l’avantage des blancs et je m’en sers pour l’obliger à défendre … et grignoter ses pions : 1,2,3. Après quelques simplifications, je rentre dans une finale de pions gagnante. 47 coups et un peu plus de...4 heures de jeu . »

 

Bravo Sylvain pour cette partie digne d’un marathon .

 

Orléans  2    Saint Cyr   0 

 

  • Antoine jouait au 2ème échiquier (pièces noires) et voici son analyse :

« Mon adversaire joue très vite l’ouverture et je redouble de prudence, d’autant que je crains une préparation de sa part. Toutefois, je me rends compte qu’elle ne prend pas l’initiative, qu’elle bloque le jeu. A partir du 9ème coup, je porte une attaque sur l’aile dame en pensant à échanger au moment opportun le fou du roi des blancs. Au 33ème coup, je pense avoir correctement joué : mon roi n’est pas menacé, les fous blancs sont échangés, la colonne B est ouverte et elle est contrôlée par mes tours ; enfin les pions a et c sont bien avancés, avec des chances de promotion forte. Mais rattrapé par le contrôle du temps, je commence à jouer plus vite (et uniquement avec la dame) et commet quelques imprécisions qui auraient pu changer le cours de la partie ; Heureusement, mon adversaire n’en profite pas.

Je finis par gagner un pion supplémentaire et les pions filent vers la promotion, ce qui provoque l’abandon de mon adversaire. »

 

Franchement Antoine, les imprécisions étaient vraiment mineures et il aurait fallu un miracle (ou une énorme bourde de ta part) pour que madame Boursier retourne la situation en sa faveur.


Orléans  3    Saint Cyr    0

 

  • Pierre jouait au 1er échiquier (pièces blanches)  et voici son analyse :

«  Mon adversaire choisit la défense X. Il m’avouera lors de l’analyse qu’il joue beaucoup les lignes de cette défense sur internet en parties rapides. Les premiers coups se jouent selon les schémas classiques mais étant peu familiarisé avec les lignes de cette défense, je dois prendre beaucoup de temps pour réfléchir à mes coups dans le milieu de partie. Malheureusement, je cède du terrain et mon adversaire prend l’ascendant. Pourtant je résiste bien et mon adversaire, un peu timoré, recule et me laisse prendre un pion d’avantage. Mais malgré cela, pressé par le temps, j’aventure mon cavalier survivant pour placer une fourchette dame/tour… sans voir le danger qui me guette : pénétration de la dame noire en g3, échec au roi blanc, le pion f2 ne peut reprendre car il est cloué par le fou des noirs ! Réseau de mat sur la 7ème rangée, je suis contraint d’abandonner.

Un peu déçu par le résultat car après analyse, la position n’est pas si compliquée et les blancs avaient un plan simple que j’aurais pu trouver si j’avais eu un peu plus de temps. »

 

Et oui, Pierre . Contrairement au charolais qui est un ruminant obéissant et paisible, le cheval est un animal fougueux, quelquefois même imprévisible. Tout repose sur l’autorité du cavalier. Tu disposes donc de quelques semaines avant la 2ème ronde pour améliorer le dressage de tes équidés. Si nécessaire, nous ferons appel à la bienveillance de notre président pour qu’il t’offre avant Noël un stage de perfectionnement au cadre noir de Saumur.

J’entends déjà les cris d’orfraie de notre cher trésorier m’accusant de vouloir ruiner le club !

 

Jacques- Henri Buchard

         capitaine

Ronde 1 - 16 novembre 2014 - Plaimpied - Orléans 4

Nous avons tous lus et apprécié l'humour et la prose de Jacques-Henri; nous avons bien compris cher Jacques-Henri que vous visiez avec votre équipe la nationale 4, mais sachez cher Monsieur que nous la voulons aussi et puisque vous citez abondamment Jean de la Fontaine, je vous dirais : " rira bien qui rira le dernier " et nous verrons bien ou en sera votre classement à l'issue de la septième ronde..

Plaimpied Givaudis est une agréable petite ville de 6000 habitants au sud de Bourges avec une petite équipe de joueurs d'échecs plutôt musclée.


- Frédéric au premier échiquier affronte un joueur classé 1700 et sera le seul à gagner un point.
"Après un début e4, mon adversaire répond par une semi-fermée; je procède à un développement solide; je passe en d5 pour obtenir un pion passé et orienter mon jeu dans la variante d'un mat en cinq coups".


- Selom affrontait un joueur classé 1697; il nous dit : 
"Positionné au second échiquier avec les noirs, j'ai relativement bien posé mon jeu après le coup d'ouverture e4 de mon adversaire; au 7ième coup, j'avais la possibilité de jouer d7-d5 et d'asseoir ma maîtrise du centre; ne voulant pas jouer un jeu positionnel, j'ai préféré cb4 pour la prise de la paire de fous; le contre-jeu de mon adversaire a été solide et mon choix d'échange cavalier-fou contre sa tour et un pion, ne s'est pas avéré payant sur le long terme. Mon adversaire a continuellement attaqué, sans me laisser une possibilité de contre-jeu et le mat survint après le 27ième coup." 


- Le capitaine à peine remis de sa débâcle façon "Azincourt" des championnats du Loiret, affronte avec les blancs un joueur classé 1646; ceci-dit, la désinvolture des ouvertures du championnat a laissé place à trop de prudence et nous retrouvons un fou en e2 et un cavalier en c3, qui bloque la progression de c2 et ce, suite à une réponse scandinave (d5) (analyse de Jacques-Henri) de e4; il m'a semblé que je tenais le match jusqu'à ce que je propose un échange de fous inopportun; il m'a fallu ensuite désenclaver une dame menacée de clouage par une tour adverse et c'est la perte d'un pion, puis d'un second et je couche mon roi au 50 ième coup; c'est mieux qu'à Olivet, mais sans point.


- Joshua affrontait un joueur classé 1420; il nous dit : 
"J'ai joué la prudence dans mon ouverture et m'en suis sorti malgré la perte d'un pion au 13 ième coup. Je n'ai  pas su trouver un plan de jeu en milieu de partie ce qui a fait que je n'arrivais pas à garder l'initiative lorsque je l'obtenais. Après l'échange des dames, ma position s'est écroulée ce qui a fait que j'ai perdu un autre pion; ma finale était perdue avec deux pions en moins".


- Emil affrontait un joueur classé 1380. 
"La fin de partie était sensiblement équivalente puisqu'il ne restait que 6 pions à mon adversaire et cinq pour moi; à la suite du blocage respectif des pions, j'ai du jouer mon roi en premier et me retirer devant le roi adverse qui est venu cueillir mes pions et m'obliger à l'abandon; j'ai toutefois, avant cette conclusion, su demander la nulle qui m'a été refusée par mon adversaire (nous n'avons pas les mêmes valeurs!)

Conclusion: très belle journée en compagnie de joueurs agréables et prêts à en découdre avec Orléans 3..
Bonne soirée.

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